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Éducation, Environnement, Écocitoyenneté :

un art de vivre, ici, ensemble

L’ERE, un art de vivre !

Région de l’Abitibi-Témiscamingue

Institution hôte

Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT)

Thème : Adaptation aux changements climatiques : comment intégrer les savoirs ancestraux, locaux et scientifiques pour aider à la gouvernance de proximité ? »

Les nouvelles de la région

C’est avec grand plaisir que nous vous souhaitons la bienvenue à Rouyn-Noranda dans le cadre du Forum Planèt’ERE qui aura lieu du 20 au 23 juin 2017.
Nous souhaitons que votre séjour dans la Capitale régionale se transforme en souvenir d’une expérience inoubliable.

Afin de faciliter la logistique de votre venue, nous vous invitons à consulter le site web : tourismerouyn-noranda.ca.
Vous y trouverez, sous les onglets « Hébergement » et « Restauration », ainsi qu’ « Activités et attraits », « Festivals » et « Quoi faire aujourd’hui », une foule d’informations utiles à la planification de votre passage dans notre ville.

Si vous êtes de l’extérieur de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, nous vous offrons une vignette de stationnement gratuite valide pour une durée de 3 jours. Vous pouvez vous la procurer en passant au Bureau d’information touristique de Rouyn-Noranda, situé au 1675, avenue Larivière, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30.

Pour des informations supplémentaires concernant Rouyn-Noranda, n’hésitez pas à communiquer avec le Bureau d’information touristique en composant, sans frais, le 1 888 797-3195 ou en écrivant à tourisme@cldrn.ca

Nous vous souhaitons un excellent séjour dans la Capitale nationale du Cuivre!

https://www.tourisme-abitibi-temiscamingue.org/

Argumentaire

La mi-octobre 2016 a été marquée par deux événements importants en regard des changements climatiques. D’une part, plus de 190 pays, totalisant plus de 60% des émissions de gaz à effet de serre, ont ratifié l’Accord de Paris (COP21). D’autre part, plus de 200 pays ont également ratifié l’Accord de Kigali sur les hydrofluorocarbures (HFC). Ces deux accords marquent un renforcement de la concertation à l’échelle planétaire pour faire face aux changements climatiques. Puisque les tendances se font de plus en plus probantes, les enjeux ne reposent plus sur l’inéluctabilité ou non de ces changements. Le défi à relever porte davantage sur les moyens à mettre en œuvre pour faire face à ces changements globaux.

Les recherches et les rapports d’organismes comme le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ou bien ses partenaires régionaux, comme OURANOS au Québec, aident à mieux comprendre ces changements dans leur complexité et leur globalité. Les résultats de ces recherches nous indiquent que les systèmes de solutions nécessitent des efforts vigoureux pour lutter contre les changements climatiques et favoriser la résilience de nos milieux de vie.

Toutefois, il faudra aussi s’adapter à des changements qui sont déjà en cours de manière irréversible à l’échelle de vie des présentes générations. Ces changements en cours semblent de plus en plus manifestes dans nos territoires de proximité. Pourtant, c’est à ces échelles locales que les citoyens, les gouvernements locaux, les organismes sans but lucratif ou les institutions de recherche semblent être les plus démunis. Il est nécessaire de s’organiser pour mieux se concerter et coordonner les plans d’action.

La région de l’Abitibi-Témiscamingue, comme territoire de transition entre le Québec méridional et les régions du grand Nord du Canada, s’identifie comme une nouvelle frontière de l’exploration planétaire. À ce titre, notre région constitue un observatoire-nature d’une cascade de transformations locales, au niveau des systèmes écologiques et des paysages, entrainant des transformations sur la vie, la santé des communautés locales et autochtones, des milieux urbanisés et de la faune. L’effort d’adaptation nécessitera de revisiter autant les savoirs ancestraux que de générer de nouvelles connaissances sur les transformations en cours dans les différents environnements.

Par-dessus tout, les différentes catégorie d’acteurs devront s’ouvrir à des apprentissages pour faciliter la mise en place de nouvelles approches de gouvernance intégrant « devoir de mémoire, leadership et ouverture à l’émergence ». L’éducation relative à l’environnement s’inscrit dans ce contexte comme le principal outil pour faciliter la mise en relation de l’ensemble des acteurs, des facteurs et des processus qui conditionnent la disponibilité des réponses aux changements globaux à l’échelle locale.

Dans ce forum, nous souhaitons ainsi former et nous former sur les opportunités découlant de l’éducation et la formation relatives à l’environnement selon deux axes privilégiés :

Axe 1) Les défis de la Gouvernance de proximité : Municipalités, Autochtones, Infrastructures, Transport et Services en région éloignée (personnes, marchandises, etc.), Achat local, Aménagement du territoire, etc…

Axe 2) Les enjeux de l’accès durable aux Ressources naturelles : forestières, fauniques, agricoles, hydriques ou minières.

Portrait environnemental

Portrait de l’Abitibi-Témiscamingue

L’Abitibi-Témiscamingue est une région vaste et faiblement peuplée, où l’économie tourne principalement autour de l’exploitation des ressources naturelles (minières, forestières et hydriques). Il s’agit de la quatrième plus vaste région du Québec, avec plus 65 000 km2. La région est bordée à l’ouest par l’Ontario et s’étend jusqu’à la Mauricie à l’est, puis de l’Outaouais jusqu’au Nord-du-Québec dans sa limite septentrionale, correspondant au 49e parallèle. Elle est composée de 5 municipalités régionales de comté (MRC), de 79 municipalités et sept communautés algonquines (des neuf du Québec). Le territoire d’Abitibi-Témiscamingue est situé en terre anishinabe, donc algonquine.

Située à même le bouclier canadien, la région administrative prend place sur une des plus vieilles roches du monde (4,2 Ga). On retrouve des roches volcaniques, sédimentaires et métamorphiques, perturbées par orogénèses, entrecoupé de failles dont certaines renferment des gisements plurimétalliques qui permettent l’exploitation minière en région. La succession de glaciers a modifié profondément la géomorphologie locale. Étant jadis une imposante chaîne de montagnes, le paysage actuel correspond plutôt à un relief de plateaux et collines peu élevées, dont l’élévation moyenne dépasse difficilement les 300 mètres. On retrouve néanmoins des vestiges du passé, comme les collines Abijévis, Kékéko et le mont Chaudron. La géomorphologie actuelle est en réalité issue des vestiges d’un passé glaciaire. Le dernier glacier ayant recouvert la région il y a 20 000 ans, l’Inlandsis laurentidien, a laissé des dépôts, à l’origine des moraines et des eskers ainsi que du réseau hydrographique unique à la région.

De l’algonquin « Abitibi », qui signifie « là où les eaux se séparent », la région se situe sur une ligne de partage des eaux, à la tête de deux importants bassins versants du Québec dont les eaux s’écoulent en direction opposée. En effet, l’eau au sud de cette ligne de partage s’écoule vers le fleuve Saint-Laurent alors qu’au nord de cette ligne, les eaux se jettent ultimement dans la Baie James. La région compte plus de 20 000 lacs, généralement peu profonds, vu la relative planéité du relief. Le réseau hydrographique, avec ses innombrables rivières, est une richesse incontestable, dont la rivière Harricana, véritable fleuve s’écoulant sur plus de 550 km. De plus, on retrouve dans les eskers une eau parmi les plus pures au monde, dont celle de l’esker Saint-Mathieu-Lac Berry (Amos) que l’on exploite pour l’embouteillage (Eska).

La forêt revêt une haute importance d’un point de vue économique, touristique et culturelle. Aménagée à près de 60% pour l’exploitation forestière, elle est mixte au Témiscamingue et devient boréale en Abitibi. On retrouve au nord-ouest de la région (Duparquet), des arbres parmi les plus anciens de l’est du continent, allant jusqu’à 1 200 ans.

L’agriculture représente moins 4 % du territoire et se concentre surtout autour des lacs Abitibi et Témiscamingue, où l’on retrouve de riches ceintures d’argiles, vestiges de la fonte du dernier glacier.

Enfin, la richesse écologique de la région est à l’origine de paysages nordiques uniques. D’ailleurs, cette région fait toujours le bonheur des amants de la nature (été comme hiver) avec en sus ses très grandes potentialités pour la chasse et la pêche sportive.

Défis régionaux

À l’image de l’ensemble de la province, le transport représente la principale source d’émissions de GES en Abitibi-Témiscamingue. Il s’agit de la deuxième région au Québec qui consomme le plus de carburant par habitant, en raison notamment des grandes distances à parcourir et l’engouement pour l’achat de camions, de véhicules utilitaires ou de véhicules hors routes.

Aussi, la réduction de l’empreinte minière par un développement minier plus respectueux de l’environnement est un enjeu majeur pour la région. Puisque le développement minier évolue, que les modes d’exploitation en fosses à ciel ouvert seront de plus en plus présentes, la région doit montrer sa capacité à concilier de façon responsable le développement minier et les autres usages du territoire.

À cela s’ajoute les incertitudes en liens avec les changements climatiques. Il y aura vraisemblablement une augmentation de la fréquence d’événements météorologiques extrêmes, c’est-à-dire plus d’orages violents, de pluies intenses et de forts vents. Des épisodes de sécheresse et de canicule pourraient également être plus fréquents, causant des feux de forêt et bien des maux de tête aux agriculteurs. Des températures plus douces pourraient favoriser l’arrivée d’espèces exotiques envahissantes toxiques (ex. : berce du Caucase), d’insectes ravageurs et de maladies diverses (ex. : maladie de Lyme).

Toutefois, des opportunités peuvent être envisagées pour la région. Des espèces végétales méridionales pourraient migrer vers le Nord, comme des « bois nobles » (ex. : chêne, érable, noyer). L’augmentation de la température moyenne en été, jumelée à l’allongement de la saison de croissance, pourrait être favorable à l’agriculture en région et aux citoyens qui rêvent d’un jardin plus luxuriant. Enfin, la mise en place de nouvelles cultures (maraîchères, céréalières) pourrait être envisageable.

Les défis liés à l’adaptation aux changements climatiques devront maintenant être relevés par nos organisations et les citoyens en intégrant l’utilisation des énergies renouvelables, la diminution des combustibles fossiles et l’éducation relative à l’environnement.