Qu’est-ce que l’écocitoyenneté nous amène à être et à faire ? Retour sur expérience
Élise Tousignant, directrice du Centre d’étude en responsabilité sociale et écocitoyenneté associé au Collège de Rosemont (CÉRSÉ)
Valérie Demers, chercheure, Centre d’étude en responsabilité sociale et écocitoyenneté - CÉRSÉ, Collège de Rosemont
En 2016, le Centre d’étude en responsabilité sociale et écocitoyenneté a livré les résultats de l’événement de mobilisation de connaissances : Qu’est-ce que l’écocitoyenneté nous amène à être et à faire ? En rassemblant citoyens, organismes communautaires, chercheurs, étudiants et arrondissements, l’objectif était de faire l’état des lieux en ce qui a trait au terme polysémique d’écocitoyenneté. La méthodologie des conversations impulsées, développée par le CÉRSÉ, a permis de rassembler des interlocuteurs détenant d’une part, des savoirs spécifiques sur l’écocitoyenneté et d’autre part, d’autres types de savoirs, dont les savoirs citoyens. Les échanges se sont déployés autour de quatre questions abordant le concept d’écocitoyenneté, son aspect politique et territorial, son esthétique et sa validité paradigmatique. Cet événement a permis une collecte d’information traduisant les perceptions d’acteurs diversifiées. D’une part, nous avons été en mesure d’observer le caractère définitoire de l’engagement social (justice sociale, désir de changement, rôle politique et création des liens) et d’autre part, un souci marqué de l’espace vécu (sentiment d’appartenance à son milieu, espace comme milieu de vie, esthétique de la non-homogénéite, ancrage spatial et réappropriation de l’espace). Dans le cadre de cette communication, nous tenterons d’esquisser une carte mentale des résultats de cette activité.
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Les néonicotinoïdes dans les médias :
regard critique pour une éducation écocitoyenne
Animation : Laurence Brière, Professeure associée au Centr’ERE, UQAM
Geneviève Rajotte Sauriol, Maîtrise en environnement, Consultante en communication environnementale
Le déclin des abeilles fait les gros titres dans les médias depuis maintenant une dizaine d’années au Québec et ailleurs dans le monde. En 2014, un important rapport d’un groupe international de scientifiques confirmait le lien entre cette hécatombe et les néonicotinoïdes, une famille de pesticides systémiques utilisée de manière quasi systématique dans certaines grandes cultures. Face à un enjeu environnemental de la sorte, de quelle manière les citoyens sont-ils informés? Quel rôle les médias et les groupes d’intérêt jouent-ils dans l’éducation citoyenne? Une centaine d’articles de journaux, ainsi que les communications d’une organisation environnementale et d’un regroupement de l’industrie agroalimentaire ont été analysés afin d’en dégager les messages.
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Nourrir la bienveillance écologiste par l’émerveillement
et l’attachement dès l’école primaire
Maryse Boisvert, Enseignante au primaire
Le trouble du déficit de nature fait maintenant partie du langage usuel pour décrire une génération privée de la nature, rivée aux écrans et ayant développé des troubles du comportement. Or, même si ce constat est établi depuis plusieurs années, peu de moyens ont été entrepris en milieu scolaire pour rapprocher les jeunes de la nature. L’auteure, enseignante depuis 17 ans, témoigne de son processus de recherche en développement écopédagogique à l’école primaire. Entre autres recommandations, elle identifie quatre axes à privilégier auprès des enfants, qui selon les recherches retenues, développent un attachement sain, résilient et engagé entre les enfants et la nature qui les entoure : susciter l’émerveillement pour développer de l’empathie envers toutes formes de vie, nourrir la curiosité pour stimuler l’apprentissage et l’attachement, ouvrir les connaissances pour rendre l’invisible visible, guider la conscientisation pour intégrer les conséquences et les bienfaits des gestes posés. Dans cette démarche, la nature est abordée comme étant un endroit où vivre, où s’amuser et observer la vie plutôt qu’étant un problème à résoudre. L’auteure souhaite discuter de cette approche en éducation relative à l’environnement au regard du potentiel de développement de cette écophilosophie éducative auprès d’autres classes, écoles ou commissions scolaires.
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